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jamfredo

chef de famille c'est trop bon...

Publié il y a 5 mois par Jamfredo dans L'absentéisme des enseignants .

Notre système incite à l'assistanat, ce n'est pas son but mais c'est un fait.
Mes élèves se sont carrément refilé la combine à mon cours devant moi tout à l'heure " - Ouais, non ça c'est des conneries, chef de famille ça rapporte bien au chômage
- Ouais mais faut en faire 3, 3 c'est mieux, en plus t'as plein de trucs cools pour famille nombreuse
- Le 5ème c'est encore mieux tu gagnes plus que les profs ti miiiiiiiiiii, mais put*** ça doit faire ch*** à la maison 5, faut supporter
- Ouais puis faudrait acheter 1 télé pour eux sinon ça saoule des dessins animés toute la journée" ... Ce débat m'a laissé sans voix mais je n'ai pas voulu les couper car j'en ai appris beaucoup sur leurs "projets de vie". 
Et j'ai décidé de prendre une épargne pension!

2 de mes collègues qui ne s'absentaient jamais sont absents pour dépression cette année... Et beaucoup d'autres sentent qu'ils ne tiendront pas jusque juin.

Etre traités de fainéants par les masses populaires, gagner moins de 1300 euro/mois en commençant à temps plein après minimum 3 ans d'études supérieures et être constamment inspectés et soumis à des programmes redondants, inadaptés et changeant chaque année ne suffisait-il pas avant qu'en plus, les élèves avouent n'en avoir plus rien à f***** de se former et de trouver un job ?

Et j'imagine les résultats de la prochaine enquête PISA (à cause des mauvais profs...) Recherchez les paroles de la chanson "La sécurité d'emploi" des "Fatal Picards", c'est presque le quotidien de certains profs (et je ne travaille pas dans le spécialisé...)

12 réponses

lucky

Comment peut-on accepter que des jeunes terminent leur scolarité sans aucune formation ?

Voilà le problème. Tant que nous accepterons cela, nous formerons de nouveaux chômeurs "à vie".

Quel politicien aura le courage de prendre des mesures ?

jamfredo

Un politicien qui ne sera pas élu parce que ce sera "un méchant". Il faut aider les jeunes familles sans inciter les jeunes à fonder une famille pour être aidés! Mais ça n'est mis dans les priorités d'aucun parti. Je savais que ça devenait courant, maintenant en plus ils se conseillent ce système sans pudeur... Bientôt les familles à un seul enfant où les 2 parents travaillent seront montrées du doigt... Les partis le savent mais ne font rien!

mab

J'ai constaté le même phénomène dans toutes les écoles où j'ai travaillé ces sept dernières années (Verviers, Waremme, Seraing, Liège, Visé, Ans - eh oui, nous avons la sécurité de l'emploi!). On prend un élève entre quat'zyeux pour le remotiver, lui démontrer les capacités qui sont les siennes, lui expliquer le peu qu'on attend de lui et pour lui dire en long, en large et en travers qu'on n'exige pas qu'il grimpe l'Everest avec les dents, juste qu'il passe par dessus une taupinière. Et on s'entend répondre : "Vous tracassez pas, m'dame, y'a l'chomage." Ou, comme une professeur de sciences que je connais et qui enseigne à Bruxelles : "J'ai pas besoin de l'école. Je vais faire éboueur, on finit tôt et ça laisse du temps après pour faire du noir. Et vous verrez, m'dame, j'vais tout de suite gagner plus que vous.", ce qui est hélas tout à fait exact - au moins celui-là avait-il le mot travail dans son paysage mental. Ou encore, sur le ton de l'étonnement le plus sincère : "Vous, vous avez fait l'unif et vous êtes QUE prof!". Parfois, nous plaisantons entre collègues - enfin, nous ne plaisantons pas tout à fait - en disant que non seulement ils nous pourrissent la vie et celle de leurs camarades qui finissent par penser comme eux, mais qu'en plus ils vont se reproduire sous peu.

Cette façon de voir se retrouve aussi bien chez les élèves "de souche" que chez ceux arrivés plus fraichement - mais curieusement, quasi jamais chez les primo-arrivants, que souvent cela choque.

Alors, ce n'est pas nous qui acceptons que des jeunes terminent leur scolarité sans aucun diplôme - Dieu sait combien nous en diplômons à l'usure, d'ailleurs - mais on ne peut pas mettre un éducateur derrière chaque gamin, chaque gamine à l'esprit tordu par l'air du temps. Ils décrochent, c'est vrai, mais moins souvent qu'on ne pense par découragement ou incapacité que parce qu'ils sont persuadés - par l'air du temps, sans doute - de l'inutilité fondamentale de l'école et, partant, de l'effort. Qui les a convaincus de cela? A mon sens, une conjonction de facteurs familiaux, sociétaux, publicitaires et télévisuels, saupoudrés d'une bonne pincée de pensée magique tombée droit du ciel médiatique. Mais certainement pas du plafond des salles de classe.

zabou

Mais il faut leur montrer des beaux reportages sur les chômeurs... Moi j'en ai un sur les filles mères seules et sans emploi, je crois que ça les marque...
C'est pas tout rose, le chômage, il ne faut pas leur laisser croire ça. C'est une croyance mais en réalité, heureusement qu'il y en a qui se satisfont de ce statut... Avez-vous vu les gens qui n'ont plus de logement et qui logent dans leur voiture? D'accord, c'était en France mais en Belgique, sans enfant, on a peu de revenu de remplacement aussi! C'est fou les préjugés qui circulent et qui ne reflètent en rien la réalité... Faites parler vos élèves, fils et filles de chômeurs, faites-les témoigner entre eux, ils se rendront compte que ce n'est pas la nirvana!!!

jamfredo

Malheureusement, être demandeur d'emploi est pénible : regards méprisants à affronter, interrogatoires de l'Onem et du Forem pour vérifier si vous cherchez assez, de très maigres revenus, un sentiment de désœuvrement, ... Et les nombreuses fermetures d'InBev, Carrefour et autres contribuent à augmenter le nombre de malheureux.
Mais mes élèves ne parlent pas de malheureux demandeurs d'emplois, ils parlent de chômeurs qui ont choisi de chômer, qui sont manuels et savent parfois bosser un peu en noir, qui n'éduquent pas leurs enfants et dont le seul investissement nécessaire pour l'épanouissement culturel et sportif de toute la famille est un énorme écran plat tombé de camion, dont les 5 ou 6 enfants rapportent en allocations familiales, qui vont aux urgences fin de mois sans payer (insolvables) et qui retouchent de la mutuelle ! (En gros ils sont payés pour aller se faire soigner des bobos imaginaires) et 3 élèves sur 15 ont ri en apprenant que des profs gagnaient moins que 1300 euro par mois à temps plein... Enfin 2 ont ri, un m'a regardé avec pitié en me disant que j'étais fou, qu'à ce prix-là ça ne valait pas la peine de venir travailler! Sans compter les (plantureuses) alloc, ils gagnent presqu'autant que moi m'a-t-il dit. Le papa d'une élève gagne plus de 1100 euro de Mutuelle par mois et plus de 500 euro d'alloc en ayant aucun réel handicap (en plus, ajoute-t-elle en riant, maintenant il s'ennuie alors il fait plein de noir!!!) Eduquer un enfant (lui offrir des vêtements corrects, les entretenir, une bonne alimentation, toutes ses fournitures scolaires, l'emmener en vacances, à des expo, pratiquer un ou deux sports, ... coute cher mais l'élever (terme utilisé aussi pour des animaux!) lui prendre des vêtements de la batte, (ou du secours populaire) bouffer des pâtes, ne pas payer ses frais de scolarité (malgré les alloc de rentrée jugées insuffisantes... insuffisantes pour quoi ? La moitié des élèves ne paye pas leur inscription chez nous ????) ne pas acheter de farde ni de plumier au jeune qui vient à l'école avec ... UN BIC (qui souvent n'a plus d'encre) ... Alors dans ces conditions, le triste constat est qu'ils ont raison, chômage 5 ou 6 enfants = belle vie. Mais un jour, le chômage sera supprimé, les gens vont soit tous arrêter de bosser, soit tous voter à droite et il va y avoir des tas d'innocents (les vrais demandeurs d'emplois, ceux qui EDUQUENT leurs enfants) qui seront radiés et qui vont se retrouver dans une encore plus grande précarité. C'est au nom de tous les vrais demandeurs d'emplois et de tous les VRAIS parents qu'il faut combattre ces abus monstrueux. Une de mes élèves est encouragée par sa mère a brosser, elle peut s'absenter 4 jours par mois pour ses règles! 48 jours par an !!!! (Et elle ne compte pas les week-ends...) Quand va-t-on retirer les allocations de ces
Pas-Parents ????

la-dyslexique

Moi personnellement, je trouve normal qu'une personne handicapée touche à la mutuelle et n'est pas obligée de payer sa voiturette. Car elle n'a pas l'usage de ses jambes et que notre société s'est construite sur une valeur de solidarité. Ce principe de solidarité remonte à la nuit des temps : les trois interdits majeurs de notre société, l'interdit de meurtre, d'inceste et de canibalisme. Je suis bien plus scandalisée lorsque ces trois valeurs qui fondent notre humanité sont mises à mal dans l'indifférence complète. L'interdit de meurtre consiste par exemple à tuer quelqu'un sur la route, parce qu'on répond à son GSM en allumant une cigarette au volant, l'interdit d'inceste est le non repect de la différence intergénérationnelle, la prof de 50 ans aux cheveux rouges flamboyants et vêtements indécents, l'interdit de canibalisme est quand on mange l'autre, pour arriver le premier.
"Il faut le redire : aucun texte légal n’ordonne, chez nous, de noter les élèves, de les punir ou les récompenser, les dénoncer à leurs parents, les faire redoubler, leur donner des choses à apprendre chez soi, les soumettre au chantage des points." source panote.org.

la-dyslexique

L'école est déshumanisante, elle trie, les enfants y apprennent à devenir un loup pour l'homme. Il est normal que cette déshumanisation qui leur est enseignée finit par atteindre aussi les jeunes enseignants qui y commencent leur carrière. Que font les élèves quand un d'entre eux est passé à tabac au tableau? Est-ce cela que l'école doit apprendre? Que fait un jeune enseignant en conseil de classe quand ses collègues tiennent des propos humiliants d'un élève ou de ses parents? Comme l'élève, il se tait. Quant à la mère qui "encourage à brosser elle peut s'absenter 4 jours par mois pour ses règles" qui êtes-vous pour porter ce jugement? Avez-vous entendu cette maman dire à sa fille "tu diras que tu as tes règles, comme ça tu pourras brosser 4 jours par moi"? Ou avez-vous imaginé que cette maman a tenu ce propos parce qu'elle est laide, ou grosse, ou mal habillé, ou autre chose qui lui a valu ce préjugé? Avez-vous déjà eu des règles? Et, au fond, même si vous avez raison, pourquoi tant de stratégies pour ne pas aller à l'école? C'est humiliant, en tant que fille, de dire aux autres qu'on a ses règles. Ce n'est pas pour rien qu'on a inventé le tampon, plus petit, plus discret. Y avez-vous pensé? L'école est un droit pour nos enfants. Elle doit être une chance, pas une épreuve.

jamfredo

Je suis d'accord avec vous sur le fait que l'école est un droit et pas une épreuve.
Pas quand vous dites que je dois me poser des questions si l'élève la perçoit comme une épreuve. Travailler est toujours plus dur que ne rien faire, je ne me sentais jamais humilié ou torturé quand je devais aller à l'école mais je rêvais de pouvoir avoir de temps en temps un jour de congé en plus pour un problème de santé mineur mais contagieux qui m'aurait permis de dormir plus tard, regarder la télévision et éventuellement aller faire du sport (ce qui me manquait pdt. l'année) Qu'une ado ne perçoive pas l'école comme une chance ne me trouble pas. Qu'elle aime s'absenter encore moins d'autant plus que les 2D, contrairement à moi il y a 15 ans, ne se remettent pas en ordre eux-mêmes après une absence. (Ils ne sont déjà pas souvent en ordre quand ils suivent le cours quand ils ne prennent pas de quoi noter... ou n'ont pas envie d'écrire!)

jamfredo

Votre suite de suppositions : Ou avez-vous imaginé que cette maman a tenu ce propos parce qu'elle est laide, ou grosse, ou mal habillé, ou autre chose qui lui a valu ce préjugé? Avez-vous déjà eu des règles?
Ce n'est pas à cause du physique de sa mère (qui ne s'est présentée à aucune des 2 réunions de parents cette année malgré l'échec de sa fille) que j'ai IMAGINE ça. Je le SAIS parce que j'ai téléphoné 4 fois à la mère et 2 fois au père de cette élève cette année, que les coups de fil à sa maman n'ont jamais engendré le moindre changement dans l'attitude de sa fille alors que ceux adressés à son père ont énervé la gamine. La maman m'a confirmé les 3 fois que sa fille s'absentait ces 4 jours à cause de ses règles douloureuses. La fille m'a aussi expliqué elle-même qu'elle s'était absentée cette semaine un jour car sa maman n'avait pas su l'éveiller le matin car elle avait passé la nuit sur Internet (la mère, pas la fille.) Elle s'est donc éveillée à 9 heures 40, a estimé qu'elle aurait de toute façon une demi journée d'absence injustifié à cause de l'ampleur du retard et que donc venir à l'école était superflu. Elle a regardé la TV puis est allée attendre sa "besta" à la sortie de l'école.

jamfredo

Pour continuer à vous expliquer "mes préjugés", j'ajouterai que la mère est une copine de sa fille qui m'a menti en me faisant croire que je ne pouvais pas appeler son père soi-disant déchu de ses droits alors que la "besta" et l'éducatrice m'ont confirmé que c'était faux. J'avais appelé son père car suite à mon premier appel téléphonique (en tant que titulaire et pour faire remarquer que 5 notes n'étaient pas signées) la maman a signé les notes en se moquant de l'écriture d'un de mes confrères. (Un simple universitaire qui donne cours à sa fille de 15 ans n'ayant pas encore son diplôme de 6ème primaire et qui est TRES mal partie pour l'obtenir cette année.) C'est pourquoi j'ai appelé son papa (qui lui est plus un père qu'un bon copain, semble-t-il, et l'a bien eng******). Je termine l'explication de tous mes préjugés en vous donnant raison : Etant un homme, je n'ai jamais eu mes règles. Cependant, dans toute mon ignorance de la psychologie féminine, je crois pouvoir affirmer qu'une gamine qui n'a pas peur de raconter à voix haute en classe à sa "besta" que son copain a niqué la copine de son frère devant elle parce que c'était un fantasme de son frère et qu'elle va bouder plusieurs jours à son frère et à son copain (mais sans rompre) à cause de ça ne doit pas être traumatisée à l'idée d'avouer que, comme toutes les femmes du monde entre 16 et 36 (à moins d'un miracle) elle a ses règles une fois par mois.

jamfredo

Vous semblez nourrir une certaine rancœur à l'encontre des enseignants suite aux difficultés rencontrées par votre enfant et je peux le comprendre mais
1) Les études servent à avoir un métier et malgré nos belles théories sur l'égalité des chances, certaines faiblesses pénalisent pour certains métiers et dans certains cours. Si on aménage certains cours de façon trop importante pour aider les jeunes qu'ils soient hyper-actif, dyslexique, mal-entendant etc ... On leur permet d'avoir le même diplôme mais on sait qu'ils ne pourront pas tous faire les mêmes métiers. Un jeune malentendant n'est pas idiot, il ne mérite pas moins que les autres de choisir son métier. Mais s'il doit devenir téléphoniste, il aura plus de difficultés qu'un autre et c'est NORMAL même si c'est triste.
2) Les professeurs ne sont pas tous les mêmes.
Je connais l'âge exact, prénom et nom de famille de chacun de mes 56 élèves (je suis prof dans le supérieur et je ne les ai que quelques heures par semaine) J'ai convoqué à la réunion de parent chaque parent dont je suis titulaire de l'enfant. Dans MA classe (titulariat...) je connais les loisirs de chacun de me jeunes, ses forces et ses faiblesses. Je sais lesquels viennent de l'enseignement spécialisé et dans quel type ils étaient. Et même une élève que j'ai déjà exclue de mon cours en jetant sa nourriture à la poubelle (en même temps ce n'était qu'un paquet de chips mais bon) sait que je me soucie d'eux et me respecte (ce jour-là c'était moins visible mais c'est le point commun entre parent et enseignant, on doit parfois être "méchant" pour leur bien. Elle pourrait manger un paquet de chips chaque jour à mon cours et sauter le repas de midi sans que cela ne change mon salaire et j'aurais l'air plus sympa. Mais ils savent que ce n'est pas se soucier d'eux... Et certains sont même demandeurs de sanctions parce qu'ils n'en reçoivent pas assez chez eux. Enfin, là c'est en partie un VRAI préjugé, je vais dont m'arrêter là mais reste à votre entière disposition pour toute autre question.
Quand je vous dis que le niveau de ces gosses de 15 ans est dramatique, ils ne savent ps lire seuls des textes à lire à partir de 7 ans. Ils ne savent par reconnaître un verbe dans la phrase "Je vais à la plage en maillot" (bête phrase je l'avoue mais là n'est pas le problème!) Je suis un utopiste mais je ne râle pas pour le plaisir de râler, la situation est grave dans notre enseignement et les générations futures risquent de compter de plus en plus de personnes marginalisées...

zabou

Le problème de la fabrication de personnes marginalisées me tracasse moi aussi. Alors que nous voulions offrir les mêmes bases à chacun pour permettre à certains de se démarquer en poursuivant des études supérieures, il apparait en Belgique que l'école officialise le niveau de votre salaire puisque les conventions collectives déterminent ce salaire en fonction des diplômes obtenus... D'ailleurs, on ne peut pas avoir un emploi dans une collectivité locale, une commune, si on n'a pas son CESS, ni à la police... L'enjeu du CESS est donc terriblement pénalisant pour la suite et c'est pour ça qu'on assiste à ce bras de fer entre enseignants et parents...
Je vous suis quand vous dites que la plus grosse difficulté c'est le français car toutes les autres matières se retrouvent en échec quand on ne maîtrise pas le français et, de plus, des études ont montré que le CESS laisse passer des analphabètes... Si le sujet vous intéresse, la revue "Faits et Gestes" de la Communauté française est le résultat d'études statistiques vraiment intéressantes (et est gratuite!). En Communauté française, 11 % des analphabètes ont leur CESS!!!
Enfin, en tant que prof, et pour répondre à Madame (pseudo La Dyslexique), le problème de l'enseignant c'est qu'il est tenu responsable de tout : de ce que ses élèves notent au journal de classe, de la tenue des classeurs, et même des conversations de ses élèves!!! Il apparait que si le cahier est mal tenu, c'est "parce que l'élève ne sait pas ce qu'il doit noter" même si ça a été dit (il ne l'a pas entendu? C'est pas de sa faute), et s'il parle c'est parce que son prof n'est pas assez autoritaire (et pour le prof de morale qui doit créer une bonne ambiance dans son cours, c'est assez paradoxal).

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