Compétences
Publié il y a 3 mois par Mab dans Ecole de l’échec ou école de la réussite ? .
Les élèves actuellement en secondaire supérieur ont été passés à la moulinette des réformes contre-productives et idélogiques (méthode globale ou mixte,abandon des exercices systématiques, construction des savoirs par l'élève, situations-problèmes significatives, etc.). Au stade où je les accueille (en quatrième de transition ou en cinquième de qualification), ils ont tous - même les meilleurs - des lacunes énormes, et pas seulement en culture générale. Ils ont du mal à comprendre les phrases complexes et, partant, les énoncés d'exercices. Ils se perdent dans les textes simples, parce qu'il manquent de vocabulaire. Ils font des fautes de calcul élémentaires (ah oui, il y a des calculettes!). Ils ignorent le plus souvent la géographie de base ("Madame, la Chine, c'est en Asie?" - je n'invente rien, et les questions de ce type sont d'une fréquence désespérante, même chez les bons élèves et dans toutes les matières). Les professeurs de langue s'arrachent les cheveux quand ils s'aperçoivent que leurs "apprenants" sont incapables de distinguer sujet et complément d'objet.
Mais il est vrai qu'on ne leur enseigne plus les bases, puisqu'ils sont aptes à les découvrir seuls, à sucer la grammaire et le théorème de Pythagore de leur pouce, à se comporter en historiens devant des documents qu'ils doivent critiquer alors qu'ils n'ont pas la plus petite idée des faits ou de la chronologie. Bref, d'un côté, on ne leur apprend rien ("C'est contre-productif, voyons! On ne retient bien que ce qu'on a appris tout seul!" Moi, si j'avais dû trouver seule que la terre est ronde et qu'elle tourne autour du soleil, j'y serais encore. On me l'a dit, je l'ai retenu, comme infiniment d'autres choses que je n'aurais pas pu trouver seule, même en me posant des questions pendant toute ma scolarité obligatoire.); de l'autre, on exige d'eux des performances intellectuelles de qualité universitaire. Il faut se pencher sur les programmes pour se rendre compte de l'étendue de de ce qu'on exige d'eux.
Les compétences sont une supercherie. Seuls les élèves les plus intelligents ou les mieux entourés sont capables de tirer leur épingle du jeu. Pour les autres, ce ne sera jamais bien, forcément. Je vois cela tous les jours. Or, je sais qu'ils ne sont pas bêtes. Je sais qu'ils auraient pu y arriver si on s'était donné la peine de fixer chez eux la langue et les savoirs de base. Alors je tente de rattrapper ce qui peut l'être. Mais la plupart du temps, ils ont été dégoûtés de l'école et de l'effort par des méthodes délétères et des résultats médiocres.
Alors, je me demande pourquoi on leur refuse ce qui a été donné aux générations précédentes. En fait, je le sais : toutes ces "réformes" ont été mises en place avec les meilleures intentions du monde. Or, on sait que l'enfer en est pavé.
J'ai souvent le sentiment d'envoyer au casse-pipe ceux que je diplôme en fin d'année.
47 réponses
Je ne peux qu'abonder dans le même sens, manque de vocabulaire et donc également manque de dialogue et expressson simpliste de leur mal-être par les seuls moyens dont ils disposent: la violence verbale qui entreîne inévitablement la violence physique si on ne peut intervenir à temps....
Tout à fait d'accord : on leur apprend à utiliser leur savoir et on oublie de leur fournir ce savoir... En 3 et 4ème professionnelle, je ne fais que de la lecture, du vocabulaire et de l'orthographe de base (homophones grammaticaux et conjugaison à 5 ou 6 temps élémentaires !) L'indispensable...
D'accord pour dire qu'il faut fournir des données du savoir mais sans négliger la réflexion.C'est une question d'équilibre qui devrait être laissée à la responsabilité du professeur.A lui de doser en fonction de ses élèves.
L'analyse de Map est très pertinente, hélas ! Cependant, il ne faut pas nier que leur mise en œuvre a rendu certains cours plus intéressants. Mais l'aptitude à mémoriser a été tout à fait négligée. Nous attendons un retour à l'instruction !
Enseignante dans le Tech/Profess. depuis 26 ans , je me retrouve point par point dans tout ce que vous dites . Ce matin, au cours d'étude du milieu, je me suis arrachée les cheveux avec des élèves qui ne comprenaient pas les mots : résider, un immeuble, rural et urbain, une péniche...(13/14 ans).
Le concept de compétence est intéressant s'il est bien utilisé. Dans certaines disciplines, on s'en tient à l'essentiel et cela fonctionne (Math, Sci., LM), dans d'autres, on met la charrue avant les boeufs : par ex. analyser un paysage en Géo alors que les notions de base ne sont pas installées.
La compétence implique trois concepts incontournables : le savoir, le pouvoir et le vouloir. Si les deux premiers ont l'air dêtre compris par l'ensemble des enseignants et des élèves, il n'en est pas de même pour le troisième. Le vouloir en appelle à la motivation à être compétent.
La motivation scolaire est l'ingrédient qu'il manque à beaucoup d'élèves pour réussir ces compétences. Pourquoi? Parent, je lis les interventions et j'ai l'impression de voir un malade entouré d'un tas de personnes qui ont envie de le soigner mais qui ne lui demandent pas ce qu'il ressent.
Ainsi l'inutilité du redoublement, comment encore le justifier comme traitement adéquat quand on sait les dégâts dont il est responsable dans la motivation scolaire?
Je parle du redoublement dans une contribution nommée "doubler ou passer". Quant à la motivation, c'est la quadrature du cercle. On essaie tout, les encouragements, les explications dix fois reprises sous des formes différentes, la discussion avec l'élève - et croyez-moi si vous pouvez, on passe...
un temps considérable à essayer de lui faire dire ce qu'il ressent. Le plus souvent, on obtient des réponses du type "J'sais pas ", "C'est pas amusant", "C'est pas intéressant." Quand on demande ce qui l' intéresse, on ne voit aussi répondre "J'sais pas. Pas ça." La démotivation est du ressort de...
de la psychanalyse. Du reste, il est clair que, comparée au monde clinquant de la télé, de la pub, d'internet et des jeux vidéo, l'école fait bien piètre figure. Mais il est tout aussi clair qu'il n'y a pas de sous pour qu'elle ressemble à un paradis Ikéa, et qu'elle a déjà été sommée de laisser...
tomber une bonne partie de ses missions de transmission. En abandonner d'autres serait criminel. Il y a de grandes âmes qui ont décrété que l'on devait être heureux à l'école, comme si le bonheur relevait d'une décision ministérielle. Je crois, moi, qu'on peut y être heureux, mais pas tout...
le temps. Je crois que l'école peut être une des voies possibles d'accès au bonheur, mais elle est loin d'être la seule. Je crois aussi qu'on a bien trop peur, de nos jours, de contrarier nos pauvres petits canards et qu'on accorde souvent - pas toujours mais souvent - une importance démesurée...
à des états d'âme qui passeraient le plus souvent tout seuls si on ne les montait pas en épingle. Je ne dis pas que les situations de vraie souffrance sont inexistantes. Je dis qu'elles sont plus rares qu'on ne le pense généralement. La démotivations a des causes multiples - dont celles citées ...
plus haut. Il y a aussi la situation familiale, sociale (le chômage longue durée des parents conduit à "A quoi bon?", par exemple, quand il ne se traduit pas tout simplement par "J'men fous, j'irai au chômage."). Le manque d'intérêt pour les cours résulte aussi souvent d'un manque d'intérêt pour ...
En ce qui concerne les grandes souffrances, je vous invite à visiter le blog inspectionscolaire-en-cf, vous pouvez y accéder par une recherche avec ces trois mots : humiliation scolaire belgique; si vous ouvrez la page h comme humour ou humiliation? , au dessus à gauche vous avez accès au blog
tout ce qui ne relève pas immédiatement des préoccupations du moment de l'élève. Impossible alors de faire valoir un bénéfice à moyen ou long terme ("Ca sert à rien, vot' truc.", quand c'est dit "poliment"). Je pourrais vous en faire des pages comme ça.
Sincèrement, il me semble que la motivation ..
j'ai rencontré des enseignants formidables qui ont amené mes enfants à une réussite épanouissante, j'en ai rencontré d'autres qui ont accepté de m'écouter quand je leur expliquais pourquoi mon fils, dyslexique, avait travaillé dur malgré qu'il échouait. Ceux là ont été étonnés des capacités
oups! il me semble que nous intervenons en mêm temps sur le site! pour une maman de dyslexique, je trouve la situation plutôt comique! Voyez l'étrange dialogue que nous avons! Je reprendrai mon clavier tout à l'heure, afin de vous lire convenablement sans vous interrompre.
de l'élève dépend de facteurs nombreux et multiples. Et sur beaucoup d'entre eux, l'école n'a aucune prise. Je connais votre blog. Je suis persuadée que les cas rapportés sont authentiques et ont pu causer des souffrances injustifiées. Je crois aussi qu'ils sont loin d'être légion. Il se trouve ...
qu'une de mes classes pense que je ne la respecte pas. Mais j'ai la révolution chaque fois que je leur demande de se mettre au travail. Si je veux avoir la paix, il me suffit de ne rien leur faire faire. Sinon, ça crie dans tous les sens. Si moi j'élève la voix, c'est un manque de respect. ...
J'ai fini l'autre jour, par leur dire que j'en avais assez de perdre mon temps et mon énergie avec "une bande de clampins". Je suis persuadée qu'au moins trois d'entre eux s'en souviendront sur leur lit de mort. Est-ce que je trouve cela grave? En aucune façon. Dans la classe, il y a un noyau de ...
"démotivés" qui trouvent systématiquement qu'on ne leur manifeste pas le respect auquel ils ont droit. Leur attitude est irrespectueuse depuis septembre et rien n'y fait. Il y a aussi, dans la même classe, six à huit élèves qui souffrent en silence de la situation. Eux auraient de bonnes raisons...
d'être démotivés. Pourtant, ils tiennent le coup. Je vous signale par ailleurs que les études montrent que les humiliations et les violences à l'école ont pour premiers auteurs les élèves, et pour premières victimes d'autres élèves. Et que ce sont les relations entre élèves qui sont une des .......
causes du décrochage scolaire, bien loin devant les relations profs - élèves. Je n'ai pas de références à vous donner, mais il y a eu de nombreux articles sur ce phénomène, que j'observe tous les jours - et contre lequel je lutte comme je peux.
Madame, j'ai lu attentivement vos interventions. Je ne suis pas enseignante, juste parent. Cela fait huit ans que je rencontre les enseignants du secondaire quatre fois au moins en réunion des parents chaque année. Le professeur dont il est question dans le blog est fort heureusement un cas unique. Il est à noter qu'il n'enseigne plus, sauf en remédiation! Il est désormais chargé de mission auprès de la commission de pilotage de la CF. Le cabinet du Ministre Dupont nous a expliqué qu'il s'agissait d'une voie de garage pour cet enseignant. Ce n'est pas très élogieux pour l'équipe qui constitue la commission de pilotage, je pense qu'il ne doit pas y avoir que des enseignants sur des « voies de garage » dans ce service. L'administration s'est montrée incompétente à gérer ce problème d'humiliation scolaire, alors que les éléments apportés par l'élève et les parents (nous ne sommes pas les seuls à nous en plaindre) ainsi que les déclarations du professeur mis en cause sont évidentes. Le service de l'inspection scolaire n'exerce aucune régulation, l'intérêt de l'élève n'a jamais été pris en considération. Ceci permet de poser cette question essentielle : qui exerce une régulation au sein de votre profession? Pourquoi ne disposez-vous pas d'une représentation professionnelle qui vous permet de régler les problèmes éthiques et/ou déontologiques de manière interne, à l'instar des autres professions où s'établit un rapport d'autorité entre le professionnel et celui qui reçoit le service, rapport qui doit faire l'objet de jalons éthiques afin d'éviter les dérapages, comme les médecins, les notaires, les avocats, les infirmières etc... L'enseignant que je rencontre en général est celui que je découvre en vous lisant, et cette réflexion me vient à l'esprit : il est évident que vos responsabilités et vos missions sont trop floues, pas suffisamment précises que pour garantir la sérénité nécessaire à accomplir votre travail. Votre formation est une formation d'enseignant, pourquoi vous incombe-t-il de gérer des problèmes d'autorité, de violence verbale dans vos classes? Vous n'êtes pas formés à cette mission, pourquoi vous imposez-vous de le faire malgré tout, alors que vous n'en possédez pas la compétence? Chacun son boulot, c'est à une personne formée en psycho pédagogie qu'il incombe de gérer ce genre de problème. L'école devrait assurer cette prise en charge lorsque vous avez un problème en classe, il y a suffisamment de personnes diplômées sur le marché. Vous pourriez ainsi pouvoir faire votre travail qui est d'enseigner, et non le mettre à un second plan parce qu'il y a trop d'autres choses à régler en classe avant de donner votre cours. Ne serait-il pas plus efficace, au lieu que toute la classe déménage dans le bruit toutes les cinquantes minutes, que l'enseignant se rende dans le local alloué à une classe d'élèves? Moins de monde dans les couloirs, pas de présences à vérifier, le local pourrait être personnalisé, décoré, identifié au groupe qui l'occupe, en collaboration avec le surveillant, la personne compétente à gérer un groupe d'ados. Dans le même ordre d'idées, pourquoi les tâches administratives ne sont-elles pas confiées à du personnel administratif, mieux formé que vous pour les réaliser? Quelles sont les obligations administratives liées à votre mission? N'y en a t il pas qui pourraient être confiées à un secrétariat qui serait à votre service? L'administration compte tant de gens assis dans des bureaux, n'y a t il pas quelques postes à créer au sein des écoles afin de vous permettre de rester centré sur votre mission d'enseignant? Il me semble qu'une réflexion en ce sens devrait être apportée par tous les enseignants, cette absence de représentation professionnelle est une lacune . Le respect de votre profession, de votre rôle auprès de nos enfants exige ce contrôle interne, car à ce jour, les mauvaises expériences, toujours classées sans suite, masquent la qualité du travail des bons enseignants. Les parents que je connais ressentent la même confusion des rôles, pourquoi devons-nous refaire l'école après l'école tous les jours pour garantir la réussite à nos enfants? A chaque réunion de parents, les couloirs sont noirs de monde, il est faux de dire que les parents sont démissionnaires. Tous les parents que je connais partagent la même émotion que la mienne : la peur. La peur que l'enfant échoue, l'école est ressentie comme un endroit hostile où il faut « faire attention, sinon... ». Combien d'enseignants m'ont dit « attention parce qu'après ce sera encore plus dur »? Ou mieux « ça va mais attention, tes résultats diminuent » alors que le gamin passait de 67% à … 67%! Pourquoi, au fond, les enseignants ne cessent de nous mettre en garde? Et si quand vous rencontriez un parent, vous commenciez par ces mots : « je vais vous dire d'abord ce que votre enfant fait bien ». Je le demande lors des réunions des parents, ma question souvent étonne, il arrive que je doive la répéter. Ensuite, ça se détend, l'entretien est toujours constructif et agréable.
Et je ne peux qu'être d'accord avec vous qu'il est plus que nécessaire de se focaliser sur des connaissances de la langue maternelle: le vocabulaire...la conjugaison, la grammaire, et surtout l'analyse de phrase, la lecture silencieuse, et la dictée ( un exercice qui réunit dans le même temps: l'écoute, la concentration, la relecture).
Beaucoup d'échecs sont la conséquence parce que l'élève ne comprend pas le langage (combien d'élève sont -ils capable de lire correctement un énoncé et de le comprendre).
Je suis maman de trois jeunes en age scolaire..
L'enseignement de notre pays fait partie de notre modèle de société ( +- assistée ).
Hors ce modèle généralement décourage dès le départ les personnes qui souhaitent développer leurs propres idées, leurs propres entreprises et ainsi des compétences...
Certains professeurs, élèves et parents acceptent ou subissent malheureusement les "dérives" de ce modèle...
Rattrapage.be
je suggère aux profs dont les classes sont "ingérables" d'aller faire une visite à l'école "Bois sauvage"(BXL). Boîte privée à jury...Ils récupèrent beaucoup d'élèves dégoutés, ingérables...Le résultat est édifiant on travaille non stop et si l'on n'a pas réussi l'interro de fin de journée, on reste pour réétudier jusqu'à 22h...Après quelques soirée à l'école, je peux vous dire que la motivation et l'étude sont au RDV et en silence...Dommage que certains parents soient obligés de "payer cher et vilain" pour obtenir un enseignement de qualité où les élèves respectent les professeurs "comme des maîtres de l'époque"....De véritables coachs de la réussite avec la qualité humaine en plus.
Apprendre est un besoin fondamental, jusqu'à sa mort, l'humain a envie d'apprendre et éprouve du plaisir lorsqu'il satisfait ce besoin. Quelques pistes pour une réflexion éthique autour de l'élève dyslexique : pour rappel c'est un handicap scolaire, il suffit de lui donner de bons manuels scolaires (parce qu'il ne sait pas prendre note) ainsi il ne doit pas tout photocopier et recopier à la maison; il suffit de lui donner un peu plus de temps que les autres s'il en a besoin et éventuellement s'assurer qu'il a bien compris la question ou la compétence (c'est pareil mais en plus intello) demandée lors de l'épreuve -ainsi il ne passe pas pour un crétin ou un paresseux quand il rend sa feuille incomplète et bâclée- SI un prof m'offre ça, pour mon fiston, c'est gagné! il va apprécier le prof et donc aimer son cours...il va réussir en juin. Quand le prof me dit "oui mais l'année prochaine à l'unif il faudra qu'il prenne note", "oui mais il a rendu sa feuille alors qu'il avait encore du temps, vous voyez bien que c'est un paresseux qui bâcle son travail", ou pire : "oui mais c'était pourtant facile! toutes les réponses étaient dans les textes(9) que j'avais donnés avec les questions, il ne les a même pas lus... Il va rester au fond de la classe, peut-être même qu'il va se pencher sur les pieds arrières de sa chaise, pour déposer son classeur sur ses jambes... pour qu'il soit incliné parce qu'un dys lit difficillement sur une surface horizontale quand il est fatigué, fatigué de ne pas bien entendre parce qu'il est au fond de la classe, fatigué de ne rien comprendre parce que le temps qu'il copie la consigne de l'exercice, les autres ont fini, alors que lui n'a même pas encore compris ce qu'il fallait faire. Et ça va être la galère.... à méditer : pour être respecté, il faut être respectable l'école devient hostile pour des élèves, et elle est obligatoire jusque 18 ans dans le secondaire, j'ai observé (4 enfants scolarisés, 1 tous les 2 ans) que le conseil pédagogique est "du travail", l'explication de l'échec est "manque de travail", et le traitement apporté est "le redoublement" ce qui est , sans conteste, une application directe du conseil pédagogique : c'est effectivement 2 fois le même travail. Faire redoubler un élève dyslexique sans rechercher la cause de l'échec revient à faire redoubler un myope mais en lui retirant ses lunettes. C'est un massacre. Et si, comme dans toute entreprise, l'école avait une obligation de résultat?
Sur mon blog, je découvre l'intervention d'un(e) jeune enseignant(e) : "Pour terminer, je cite l'animateur radio de BEL rtl, ce mardi qui à dit : "Les enseignants sont-ils trop payés pour dispenser des cours de mauvaises qualités?". Ce garçon, veuillez m'excuser pour la suite, est un crétin. L'enseignement est un travail demandant beaucoup de réflexion, il y a des mauvais travailleurs et d'autres, excellents. Je ne demande pas mieux qu'un cours tout fait, qu'on me distribue au début de l'année et que je dispense tout au long de celle-ci aux élèves. Un cours qui serait commun dans tout le système belge. Mais pour l'instant, ca n'existe pas. Alors quand les gens comme lui arrêterons de critiquer notre métier, que les parents accepteront une remarque sur leur enfant (et je ne vise personne dans un cette phrase), peut être que nous pourrons avancer. " ..........! Cela m'interpelle car d'une part, les cours dispensés doivent en principe respecter un programme qui est commun en communauté française (et dont l'acquisition des compétetences est nécessaire pour passer à l'année supérieure), et d'autre part, cette demande est tout à fait à contre courant de la demande des professeurs de conserver une liberté pédagogique;
N'y a t il pas un problème au niveau de la formation des enseignants?
Un cours de psychologie devrait être la base de toute formation d'enseignant...Pour moi celui qui est susceptible de comprendre l'enfant qui se rebelle ou qui est en difficulté d'apprentissage découvrirait par la psychologie que l'enfant a surtout un message à faire passer...un mal-être...Un enfant qui essaie par tous les moyens d'exister même de manière négative est un appel à l'aide avant tout.
Je partage votre avis, je constate que beaucoup d'enseignants ne possèdent pas les jalons nécessaires à une réflexion sur le sens de leur mission. Or il s'agit bien d'une mission aui leur est confiée par un service public, j'entends par là qu'il s'agit d'un SERVICE qu'ils rendent à la population en enseignant à des enfants. Le deuxième mot important est le mot CONFIE car les parents-citoyens CONFIENT leurs enfants à l'enseignant, comme on confie sa santé au médecin, son testament à son notaire, la défense de ses droits à son avocat... Cette relation de pouvoir de celui qui sait sur celui qui lui est confié n'est régulée par personne, il n'y a, à ma connaissance, pas de lieux de paroles ou de comités d'éthique pour les enseignants.
Lors des évaluations, pourquoi tant d'enseignants oublient-ils le sens de leur mission qui est d'enseigner? Au lieu d'évaluer ce qui a été enseigné, ils jugent l'élève dans sa personne, l'élève est "faible" voire "médiocre" ou pis encore "incapable", alors que le but de l'évaluation est de mesurer si l'élève a compris et retenu ce qui lui a été enseigné. Ce n'est pas l'élève qui est médiocre, ce sont ses notes. Il va de soit que l'explication de la mauvaise note lors d'un exercice peut-être que l'élève n'a pas étudié ou ne comprend pas, mais cette explication ne peut être étendue comme c'est le cas à la personne même de l'élève (ou de ses parents!). Il n'est pas juste de lire dans un bulletin " a touché le fond, mais creuse encore", il n'est pas juste de lire dans un rapport d'enquête "est un élève médiocre" . Madame Simonet dans la réponse qu'elle a apporté à la question parlementaire portant sur la dyslexie dernièrement fait la même confusion : Ok pour des aménagements pour le CEB....Mais la finalité de l'enseignant n'est pas l'évalutation, c'est enseigner : aménager une évaluation ponctuelle sans aménager l'apprentissage en aval et en amont est une absurdité : c'est comme si on n'administrait de l'insuline à un diabétique que le jour de sa prise de sang de contrôle. J'ai laissé un article à ce sujet dans la rubrique parents.
@ Noëlle et @ La dyslexique
A propos de l’école « Bois sauvage », si elle peut mettre en œuvre des méthodes aussi « coercitives », c’est que les parents lui ont délégué leur autorité et exigent d’elle, EN PAYANT - et en payant cher, certainement – pour faire rentrer dans le crâne de leurs chéris ce qu’ils n’ont pas été capables d’y inscrire en les éduquant depuis le berceau.
« Bois Sauvage » est donc une école privée, qui vend un service, d’ordre scolaire, certes, mais un service comme d’autres vendent des services de comptabilité ou de secrétariat. Comme les parents paient, ils attendent un résultat. Les méthodes pour atteindre ce résultat sont à la discrétion du vendeur de services, qu’ils soient de nature répressive ou pédagogique – je doute, d’ailleurs, que les classes de cet établissement comptent le nombre d’élèves que les professeurs ordinaires ont devant eux.
Dans l’école officielle ou subventionnée, il est tout simplement impossible de mettre de telles méthodes en œuvre, d’abord parce que les lois ne le permettent pas. Ensuite parce que les moyens alloués à l’école ne le permettent pas. Enfin et surtout parce que les parents, dans leur grande majorité, ne le permettraient en aucun cas. Il faut avoir vu les excuses signés par les parents, les certificats médicaux ahurissants, le manque d’éducation et de socialisation, les protestations en cas de sanction, les recours posés par les parents d’élèves problématiques pour le savoir.
Ensuite, n’oublions pas que beaucoup de parents d’élèves, de tous les milieux sociaux, considèrent l’école comme un service qui leur serait dû de droit divin, et les professeurs et les éducateurs guère mieux que des domestiques. Il suffit de lire les forums dès qu’un article sur l’école parait. Je ne compte plus les volées de bois vert que tout le monde nous sert (perpétuellement en vacances, paresseux, trop payés, ignorants, incapables de comprendre les élèves, il est évident nous faisons ce métier par pure haine du genre humain ou, comme le disait la Zazie de Queneau, « pour faire ch... les mômes »).
Comme l’école est somme toute plus ou moins gratuite – et pour l’amour du ciel, qu’on ne vienne pas me faire des protestations scandalisées parce que je dis cela : si chaque citoyen pourvu de progéniture devait assumer le coût réel de la scolarité de ses gosses, les trois-quarts d’entre nous seraient analphabètes – beaucoup se sentent de plus le droit de la mépriser. Quand on élève un enfant avec ce genre de conception, il est logique que cet enfant se conduise n’importe comment. Mais les parents attendent néanmoins de l’école un « résultat », comme si l’élève ou sa famille n’étaient pour rien dans l’obtention de ce résultat.
Cela m’amène au cours de psychologie dont vous parlez et à la formation des enseignants. Bien sûr qu’il y a des cours de psychologie et de pédagogie ! Et des cours de didactique et des cours spécifiques aux matières enseignées ! Ces trente dernières années, la formation des professeurs a été remaniée en profondeur. Elle est probablement loin d’être suffisante, mais elle existe. Le problème, c’est que la pédagogie n’est pas une science, c’est un artisanat qui se forge « sur le tas »et qui augmente avec l’expérience. Il n’y a pas de recette.
Le gros hic, c’est qu’il est impossible de faire de la psychologie, de la sociologie, de l’assistanat social, la police et la leçon tout à la fois. Or, dans le tout venant des écoles, c’est ce qu’il faut faire. Les familles – pas toutes, mais de plus en plus nombreuses – semblent avoir délégué à l’école toute la charge éducative (laçage des chaussures, hygiène de base, politesse minimaliste, diététique, relations sociales, altruisme : j’en passe ; j’ai des élèves qui n’ont jamais pris la peine de répondre au « Bonjour » que je leur adresse systématiquement, mais qui trouvent que je les insulte si je ne suis pas disponible pour eux dans la seconde ; j’en ai d’autres à qui, depuis septembre, il faut rappeler à chaque cours qu’on ne mange pas en classe et que les casquettes, les GSM, les MP3 n’ont pas droit de cité pendant les cours, etc., etc.). Certains élèves ne conçoivent tout simplement pas que le professeur en face d’eux puisse en savoir plus qu’eux et avoir quelque raison d’être là : ils remettent systématiquement en cause ce qu’on tente de leur faire passer.
Quant aux programmes, ceux que nous sommes censés mettre en œuvre relèvent de la pensée magique et ne tiennent absolument pas compte des capacités réelles de la majorité des élèves. Quant aux manuels, ils ne correspondent que peu, aux yeux de l’inspection, au sacro-saint programme, sur lequel nous n’avons aucune prise, si ce n’est celle de passer notre temps à tricher avec lui, ce qui est un exercice épuisant.
Alors, « l’obligation de résultat », comme dans les entreprises, excusez-moi, mais c’est une vexation de plus, en tout cas dans les conditions actuelles. L’école n’est pas une entreprise, elle ne choisit pas ses élèves, elle fait avec. Et il faudrait aussi tordre le cou à une idée tellement dans l’air du temps : si tous les enfants ont le même droit à l’enseignement et si chacun a le droit d’être conduit au maximum de ses possibilités, à condition qu’il le veuille et fasse sa part de l’effort nécessaire, tous les enfants n’ont pas « droit » aux mêmes capacités, de la même manière qu’on décrète pas que tout le monde a le « droit » d’être beau, talentueux, riche ou champion de ski. Il y a des élèves – et ils viennent de tous les milieux sociaux, rassurez-vous – dont nous disons pudiquement qu’ils ont « de tous petits moyens » ; d’autres qui ne font tout simplement rien de ce qui est indispensable pour réussir, tant leur inertie est grande, et dont nous savons pourtant qu’ils en auraient les moyens ; d’autres encore qui n’éprouvent aucun plaisir à apprendre et pour qui ce besoin fondamental dont vous êtes persuadée, dyslexique, est tout simplement lettre morte.
Mais nous ne sommes ni des psychanalystes, ni des pompiers, ni des policiers. Je ne demanderais pas mieux qu’il y ait, dans chaque école primaire et secondaire, logopède, infirmière, psychologue et père fouettard quand nécessaire. Je voudrais que les écoles soient un havre de paix et de savoir, pourvues de toutes les ressources matérielles désirables et de toues les techniques pédagogiques en vogue, où chaque enfant serait systématiquement pris en compte dans son individualité intrinsèque, où il ne serait pas nécessaire de toujours fermer les classes à clé, où on ne serait pas obligé rappeler la règle toutes les trois minutes, où aucun élève n’imaginerait de faire exploser les cabinets avec un pétard pirate – encore un truc authentique, comme l’est aussi cette idée qu’ont certains de faire fondre les interrupteurs avec leur briquet - , où on me laisserait faire le travail que j’aime et où les élèves, quelles que soient leurs origines ou capacités, puissent s’élever, justement, au maximum et "être heureux". Nous en sommes loin, et nous nous en éloignons même de plus en plus.
Je pourrais faire une liste de « Il faudrait », c’est sûr. Et de « y’a qu’à ». Mais c’est tout le système qui marche sur la tête, techniquement et idéologiquement, du ministère aux élèves, en passant par leurs parents. Pas tous les élèves, pas tous les parents, mais une grosse partie du ministère. Assez en tout cas pour désespérer les autres élèves, les autres parents, et un nombre croissant d’enseignants.
Il semble que vous soyez vexée parce qu'une école privée soit plus efficace, mais elle a seulement un rôle de coach puisqu'il s'agit de préparer des enfants à passer le jury central dernier recours pour récupérer ces enfants. Le paiement n'a rien avoir, puisqu'au final, c'est bien la réussite de l'examen qui est essentiel. Pour ma part, j'ai toujours éduqué mes fils avec la règle des 3 R (càd : respect des autres,respect de soi et responsabilité des ses actes) Si j'avais trouvé des enseignants qui appliquaient cette même règle, cela aurait été beaucoup plus constructif. Mais comme je vous l'ai écrit dans une autre sujet de ce site, je remarque que vous devez être certainement encore un prof "respectable" mais il faudrait aussi admettre qu'ils ne sont pas légions...Et malheureusement, j'ai été confrontée à ceux-ci mais aussi à ceux de Bois Sauvage, ce qui me permet de pouvoir faire une réflexion en toute objectivité et être capable de mesurer la différence et sans leur intervention (même si cela n'a pas été un choix financier facile...) l'un de nos fils n'aurait jamais poursuivi des études supérieures (actuellement il termine Ingénieur en gestion environnementale) car lors de son échec en 5e sec., la belle remarque du conseil de classe : c'est la démission totale de A....Ils n'ont même posé la question s'il avait travaillé (ce qui était le cas) Sans notre soutien actif, à ce moment là et notre présence, il se serait probablement suicidé car son parcours avait été jalonné de difficultés depuis longtemps( ex- enfant ayant souffert d'un phénomène autistique et récupéré grâce à la méthode Tomatis). Il n'empêche que malgré cela, j'ai un autre fils qui se destine, en partie à l'enseignement, car il croit encore possible de passionner des élèves (Théâtre)...La culture, même si elle est le parent pauvre de notre société en terme économique, est me semble-t-il nécessaire pour ouvrir l'esprit et susciter la curiosité et/ou l'intérêt.
Il semble que vous soyez vexée parce qu'une école privée soit plus efficace, mais elle a seulement un rôle de coach puisqu'il s'agit de préparer des enfants à passer le jury central dernier recours pour récupérer ces enfants. Le paiement n'a rien avoir, puisqu'au final, c'est bien la réussite de l'examen qui est essentiel. Pour ma part, j'ai toujours éduqué mes fils avec la règle des 3 R (càd : respect des autres,respect de soi et responsabilité des ses actes) Si j'avais trouvé des enseignants qui appliquaient cette même règle, cela aurait été beaucoup plus constructif. Mais comme je vous l'ai écrit dans une autre sujet de ce site, je remarque que vous devez être certainement encore un prof "respectable" mais il faudrait aussi admettre qu'ils ne sont pas légions...Et malheureusement, j'ai été confrontée à ceux-ci mais aussi à ceux de Bois Sauvage, ce qui me permet de pouvoir faire une réflexion en toute objectivité et être capable de mesurer la différence et sans leur intervention (même si cela n'a pas été un choix financier facile...) l'un de nos fils n'aurait jamais poursuivi des études supérieures (actuellement il termine Ingénieur en gestion environnementale) car lors de son échec en 5e sec., la belle remarque du conseil de classe : c'est la démission totale de A....Ils n'ont même posé la question s'il avait travaillé (ce qui était le cas) Sans notre soutien actif, à ce moment là et notre présence, il se serait probablement suicidé car son parcours avait été jalonné de difficultés depuis longtemps( ex- enfant ayant souffert d'un phénomène autistique et récupéré grâce à la méthode Tomatis). Il n'empêche que malgré cela, j'ai un autre fils qui se destine, en partie à l'enseignement, car il croit encore possible de passionner des élèves (Théâtre)...La culture, même si elle est le parent pauvre de notre société en terme économique, est me semble-t-il nécessaire pour ouvrir l'esprit et susciter la curiosité et/ou l'intérêt.
Le diabétique qui mange n'importe quoi parce qu'il n'a pas compris son régime ou parce qu'il n'a pas le courage d'appliquer son régime, ou parce qu'il se moque bien des conséquences de son absence de compliance à ce que les éducateurs de la santé lui expliquent doit-il être abandonné à ses complications rénales, artérielles et occulaires qui, in fine, lui seront fatales et dont la prise en charge financière sera assurée par la société? Qu'attend la société du SERVICE public qu'offre le service de santé? Doit-on laisser tomber le fumeur qui fume, l'obèse qui mange? Ou doit-on parvenir à l'éduquer? Il ne faut pas juger la personne : il faut chercher à comprendre pourquoi elle ne comprend ou n'applique pas ce qu'on lui explique, afin d'arriver à lui faire comprendre. C'est le problème de toute éducation. Les enseignants sont toujours dans le jugement de la personne de l'élève (et du parent), cela les entrave dans leur mission.
Je connais des infirmières qui parviennent à éduquer leurs patients musulmans diabétiques, alors qu'ils ne parlent pas la même langue, alors qu'il font le ramadan. La compétence, c'est le savoir, le pouvoir et le vouloir. Je suis effrayée de lire les lieux communs de jeunes enseignants à peine sortis de l'école : comment vont-ils tenir le coup sans céder au burn-out en commençant leur carrière avec le conseil que leur donnent leurs aînés, dont les conseillers péda et inspecteurs de la CF (ils me l'ont confirmé!) : il faut se protéger des parents. Hallucinant, n'est-ce pas? La préoccupation devrait être : comment au mieux donner mon cours?
La préoccupation, c'est beaucoup plus souvent qu'on ne le pense, comment arriver à faire cours tout court. Encore une fois, pas partout et pas en tout temps.
Je crois que le malentendu fondamental dans cette discussion, c'est que je suis aux prises avec le problème dans son ensemble et vous, Noëlle et La dyslexique, avec un cas particulier qui vous tient légitimement à coeur et pour lequel il est tout aussi légitime que vous vous soyez battues bec et ongles.
Mais là où vous voyez votre fils, nous voyons, généralement de deux à quatre heures par semaine (six quand on a la chance de donner une option forte ou deux cours différents à la même classe) de cent à cent-vingt-cinq élèves par an - et certains profs, en histoire, géo, morale ou religion, ont deux-cent-cinquante élèves différents chaque année. Ce ne sont pas exactement les conditions du coaching et du préceptorat. Il est tout à fait impossible, dans les conditions courantes d'une école, de tout faire tout le temps pour tous les cas particuliers. C'est regrettable, mais cela est.
Alors, non, je ne suis pas vexée de la réussite de Bois sauvage, et j'y arriverais aussi bien qu'eux en travaillant dans les mêmes conditions. Mais ce ne sont pas les conditions ordinaires de l'enseignement.
Chaque parent voit dans son enfant et sa réussite un motif d'angoisse et de fierté et encore une fois, c'est légitime. Mais serait-ce trop demander de mesurer l'effort de l'école à l'aune de tous les problèmes auxquels elle est journellement confrontée et pas seulement à celle de de votre propre expérience parentale - même si elle a droit de cité pour amender les choses qui ne sont pas toujours justes et pas toujours parfaites. Je n'ai jamais prétendu être parfaite, et je n'ai jamais non plus dit que tous mes collègues le sont, Dieu sait!
En réalité, quand les professeurs parlent de se protéger des parents, c'est que les professeurs ont des élèves, et ces élèves ne sont pas leurs enfants. Chaque parent se bat pour son petit - ou alors le laisse grandir à la va comme je te pousse - sans tenir compte du simple fait que si leur enfant est unique, il n'est pas l'unique élève du professeur, dont le métier est d'enseigner à tous, et pas seulement à Pierre, Jacques ou Paul.
Mais nous sommes collectivement tenus pour responsables de tous les malheurs de la société et tenus comptables de toutes les injustices de la nature que nous devrions toutes pallier, cas par cas. J'ai moi aussi des enfants. Ils n'ont pas toujours eu de bons résultats et ils ont passé, comme d'autres, par des situations injustes, l'échec, les moments de doute. Cela s'appelle la condition humaine!
il me semble normal de parler de choses que l'on connaît...on m'a toujours appris qu'il fallait argumenter ses propos...Je remarque que vous appuyer vos propos aussi par rapport à vos expérience d'enseignante...Quoique vous en pensiez, j'ai, malgré les épreuves que mes enfants ont dû affronter, toujours considéré que cela devait être pris comme une expérience et non pas comme un échec et que cela les armeraient pour la vie...Le seul objectif que j'ai toujours appliqué en tant que parent "encadrer le rêve des mes enfants" et faire en sorte qu'il puisse s'épanouir dans la passion qu'ils ont choisi librement. Je terminerai donc mon intervention sur ces propos positif...Que votre lumière intérieure guide vos pas...
Je n'ai pas encore atteint la lumière intérieure apaisante... et je continuerai à dénoncer un système éducatif défaillant qui se trouve un tas d'excuses au lieu de se remettre en question. Je vous invite sur le blog inspectionscolaire-en-cf.skyrock.com, troisième article, il y a un lien "enseignement en Belgique : compétences, capacité, savoirs et savoir-faire, quel cafouillage!" Si vous voulez jeter un coup d'oeil sur ce document mis en ligne, dites-moi comment encore avoir confiance en l'enseignant, en l'école et son conseil de classe (s'il y en a eu un), au conseil de recours de la CF (y a t il plus experts que ceux -ci?) et au service de l'Inspection? L'école a massacré mon fils et ce dernier n'est pas un cas unique; d'autres parents avaient déjà déposé la même plainte à l'encontre du même professeur, dans la même école, pour les mêmes griefs deux ans auparavent (je l'ignorais...). Le service de l'Inspection avait déjà mené son enquête, remis son rapport, et tout était rentré dans l'ordre.
Sauf pour l'élève. IL est temps de comprendre que l'école ne peut plus être envisagée avec l'obscurantisme du Moyen-âge, c'en est fini des scribes moines qui recopiaient ce qu'on leur demandait de copier. Mab le soulève : maintenant les élèves osent même mettre en cause ce qu'on essaie de leur faire passer. Ben oui, le monde a changé, c'en est fini de laver son linge à la rivière. Il est temps que notre enseignement s'adapte au temps présent. Pourquoi a t il fallu attendre le mouvement SPONTANNE de citoyens auprès de la CADA pour qu'enfin le droit à obtenir une copie d'un examen soit reconnu par la communauté française (circulaire 2779 du 25 juin 2009) alors que c'est un droit constitutionnel? Comment ça s'appelle encore, une société où on censure l'information, pour éviter la contestation?
@ la dislexique : je ne puis que vous encourager à déposer la colère qui concerne votre fils. J'ai aussi fait ce chemin mais à un moment donné, il faut admettre que c'est SON histoire et pas la nôtre même si c'est douloureux "dans nos tripes". Il faut l'aider à dépasser ce problème car sans le pardon vous bloquez sa probable évolution par de l'énergie négative. Il est donc mieux d'activer l'énergie positive. L'Orient a beaucoup a beaucoup à nous apprendre à ce propos : quand on observe le problème, on le résout tandis que l'Occident analyse celui-ci et... reste dedans sans trouver d'issue. (cfr : constellations familiales : www.consteldanse.be)...Cette technique a changé ma vie en positif! Bon courage...Une toute petite clef peut ouvrir une immense serrure...
Répondre
Vous n'êtes pas identifié au service ou n'avez pas de compte. Afin de déposer votre commentaire vous pouvez vous identifier ci dessous, ou utiliser votre compte Facebook et cliquer sur envoyer votre réponse. Si vous souhaitez créer un compte merci de cliquer ici.
|
Publier mon commentaire
avec mon compte Facebook : |


Superbe intervention...
Difficile d'ajouter un commentaire à celà...
Sinon: "retour à l'école de papa?" (de moi, donc...)