Coup de gueule d'une maman de dyslexique
Publié il y a 4 mois par La dyslexique dans Ecole de l’échec ou école de la réussite ? .
Le 9 février 2010, Madame Caroline Persoons interpellait Madame Marie-Dominique Simonet, ministre de l’Enseignement obligatoire : « Prise en charge de la dyslexie au sein de l’enseignement ordinaire »
« Vous posez très justement la question de l’inclusion des élèves dyslexiques dans l’enseignement secondaire. Cela mérite toute notre attention. L’enseignement de type 8 n’existe qu’en primaire. Sans aide appropriée, certains élèves atteints de dyslexie sévère sont en souffrance dans le secondaire. »
Nous ne demandons pas à l’école d’inclure le dyslexique dans le secondaire : il y est déjà, il convient de ne pas l’en exclure.
Tous les élèves dyslexiques souffrent dans le secondaire.
Nous ne demandons pas que l’école aide le dyslexique, nous demandons que son HANDICAP soit reconnu afin qu’il puisse, au lieu de le cacher tout seul dans le fond de la classe, avoir la possibilité de le COMPENSER comme les autres handicapés pour avoir accès à l’enseignement qu’il est en droit d’obtenir, comme les autres.
Otez toutes les lunettes aux élèves en classe, outre le fait qu’ils développeront à coup sûr des troubles du comportement, ils échoueront.
« Dans l’attente d’une modification du décret dans ce sens (organiser un enseignement de type 8 de forme 3 ou 4…) , il faut intensifier la formation des maîtres. Je soutiendrai l’initiative de l’association APEDA dans la diffusion d’un guide sur l’accompagnement des enfants dyslexiques dans le secondaire. Ce guide est en préparation et fait suite à l’excellent guide sur le dépistage et l’accompagnement de ces élèves dans le primaire. Mon prédécesseur, M Dupont, l’a fait diffuser dans toutes les écoles de la Communauté française »
Sur le site très officiel www.enseignement.be, un guide complet est déjà en ligne, un de plus.
Dyslexie : un guide à l’usage des enseignants
Quatre à six pour cent des enfants d’une tranche d’âge sont concernés par un trouble spécifique du langage soit en moyenne au moins un élève par classe. Ce trouble freine les apprentissages scolaires initiaux ou plus tardifs.
Aussi ce guide, fruit d’une concertation pluridisciplinaire constitue-t-il un outil départemental. Il vise à fournir aux enseignants des premier et second degrés des réponses dans la connaissance, la reconnaissance et la prise en charge pédagogique des enfants présentant des difficultés du langage écrit.
Les nécessaires adaptations pédagogiques à réaliser en partenariat, l’aide individualisée permettront à l’élève dyslexique d’optimiser ses apprentissages et ainsi de lui garantir un devenir scolaire et un avenir professionnel.
Je tiens à remercier l’ensemble des personnels ayant contribué à élaborer ce guide qui a vocation d’aider les élèves dyslexiques à réussir à l’école.
François CAUVEZ, Inspecteur d’Académie
Otez toutes les lunettes aux élèves en classe, et diffusez un guide à l’usage des enseignants qui explique les différents handicaps visuels et leurs traitements.
On ne demande pas à l’école de poser le diagnostic et le traitement, on demande de respecter que l’enfant doive porter des "lunettes", on demande l'autorisation de lui laisser les porter.
Chaque enfant myope a ses propres lunettes, il sait quand il doit les mettre, elles sont adaptées à ses besoins, sans que le diagnostic précis de son trouble visuel n’ait fait l’objet d’une réunion à l’école avec des « spécialistes » pour juger du bien fondé de cet aménagement. Personne ne met en doute qu'il doit les porter en classe.
Vous avez dit INTEGRATION?
On va permettre aux enfants dys de porter leurs "lunettes" jusqu'à l’évaluation du CEB, mais une fois dans le secondaire, c'est l'enseignant (un par matière) qui pourra décider s'ils sont autorisés à les porter pendant son cour.
Et ce même enseignant, aujourd'hui, demande à être mieux informé car il ne peut pas juger si l'enfant a besoin de ses "lunettes" ou pas, et quelles "lunettes" il doit porter.
Je ne comprends pas le sens du raisonnement ministériel.
6.CONCLUSION
Les échecs de l’élève dyslexique ne sont dus ni à un manque de travail, ni à de la mauvaise volonté de sa part : il s’agit d’un trouble structurel avec un dysfonctionnement neuro-cognitif sous-jacent, nécessitant une rééducation mais ne répondant pas aux méthodes usuelles de remédiation.
On peut dire qu’il y a autant de dyslexies que de dyslexiques. Les adaptations pédagogiques consisteront à proposer à cet élève plus de temps, moins d’écrit et plus d’oral tout en veillant à préserver son plaisir de venir à l’école.
Source : dyslexie : un guide à l’usage de l’enseignant, WWW.enseignement.be
La dyslexie est un handicap scolaire, l'élève dyslexique est massacré au motif de "manque de travail" dans nos établissement secondaires parce qu'il ne peut pas compenser son handicap en obtenant du temps supplémentaire et/ou un outil pour lire et écrire, des notes de cours lisibles et organisées, des consignes de travail claires et précises. L'accès aux épreuves n'est pas garanti, certaines écoles ne comprennent pas le sens du mot évaluation, ce qui est très dommageable à cet élève puisqu'il ne peut même pas analyser, avec son thérapeute, l'origine de ses erreurs pour pouvoir trouver comment les compenser.
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