Facebook, Twitter… comment intégrer les médias sociaux en milieu scolaire ?
Publié il y a 3 mois par Patrick Dejarnac dans L'Ecole et les nouvelles technologies .
La Libre publie en « une » un article sur l’utilisation de Twitter par nos hommes politiques lors de la campagne électorale fédérale (« Tweet, tweet et la campagne gazouille » 14/05/2010). Mais qu’en est-il de l’utilisation des médias sociaux à l’école ? Plusieurs projets TICE (Technologie de l’Information et de la Communication en Enseignement) sont actuellement menés. Voyez, à ce sujet, le « Twitter Experiment » mené par l’Université de Dallas (http://www.youtube.com/watch?v=6WPVWDkF7U8&feature=player_embedded) et qui introduit l’utilisation de Twitter dans les auditoires. Autre expérience : celle de l’Université du Minnesota où l’équipe enseignante et pédagogique part du postulat suivant : « Si on n’engage pas l’attention des étudiants, on peut aussi bien donner cours au mur ! » (http://www.youtube.com/watch?v=4OxIz_3o3O0&feature=related). Pour ou contre ? Le débat, chez nous, ne fait sans doute que commencer.
Pour ma part, je suis convaincu que l’introduction (intégrée et adaptée) des nouveaux médias et des nouvelles technologies permet d’améliorer l’apprentissage des étudiants. Je travaille actuellement à l’amélioration d’une séquence de cours : l’exercice consiste à rassembler les informations de plusieurs dépêches d’agence de presse et de rédiger un chapeau de présentation JT court et concis. Malgré des consignes de longueur, je constate que la notion de « résumé » varie d’étudiant à étudiant : certains me remettent un texte d’une ligne à peine, d’autres m’écrivent une page entière ! L’année prochaine, je compte utiliser la plate-forme e-learning associée aux nouveaux médias pour leur faire réaliser cet exercice : ils devront rédiger leur texte et l’envoyer via un texto (ou via Twitter ?), ce qui les obligera à respecter la longueur maximum d’1 SMS, à savoir 160 caractères. Les étudiants pourront aussi de la sorte rédiger et communiquer au moment qui leur correspond le mieux (même au milieu de la nuit). Pour ma part, je pourrai aussi consulter leurs travaux partout (en classe, au bureau, depuis mon domicile) et n’importe quand. Enfin, lors de la présentation commune et de l’évaluation formative en classe, il me sera plus facile de projeter via data projecteur leurs réponses en me connectant directement sur l’e-learning ou sur internet.
Quant à Facebook, plusieurs enseignants de ma Haute Ecole (dont je fais partie) ont créé un profil spécifique pour communiquer avec les étudiants. En effet, je constate que certains étudiants ne veulent pas ou ne savent pas utiliser leur messagerie officielle @student.helmo.be (même si le Règlement des Etudes insiste sur le caractère officiel de cette adresse e-mail). En utilisant Facebook, nous multiplions les canaux de communication (avec, aussi, l’usage de l’intranet et de l’e-learning) et nous améliorons la diffusion de l’information vers nos étudiants. Un exemple concret ? Lors d’une fuite de gaz et de l’évacuation de l’école, c’est par Facebook que la communication de la date et de l’heure de reprise des cours a été la plus efficace !
Facebook, Twitter, médias sociaux, TICs… La pertinence pédagogique de ces nouvelles technologies me semble évidente. Le tout est évidemment de bien réfléchir à l’utilisation adaptée et à l’intégration spécifique de ces outils en classe. A nous, enseignants, de saisir les opportunités qu’ils nous offrent pour améliorer nos méthodes d’enseignement et adapter nos modes de communication avec les étudiants.
3 réponses
Mon école a créé, sur son site internet, un dispositif e-learning. Je l'essaie avec prudence (dans un cas particulier d'élèves qui ne veulent plus payer leurs photocopies...). Première constatation : les excuses pour difficulté d'accès (réelles ou inventées) sont très utilisées. Je tiens bon en leur proposant d'y aller ensemble sur les PC de l'école et ils me disent qu'ils vont s'organiser... Let us wait and see...
OUI OUI OUI pour utiliser ces outils en classe! Il faut dé-diaboliser ces outils car les parents entendent tout et n'importe quoi sur ces réseaux sociaux, ce qui explique que des étudiants utilisent plus ou moins facilement ces outils. Et bien sûr, pour l'élève dys.... quelle avancée pour lui, le jour où il peut utiliser son pocket et son logiciel qui lui permet de lire et de prendre note comme les autres, et où l'école lui permet d'avoir accès directement au document numérisé, au lieu de l'imprimer, le photocopier, le distribuer, pour que l'élève le re-numérise avec son logiciel. NB numérisation de Germinal : nous avons mis trois heures pour le scanner, page par page....


Une expérience à ce propos est décrite, presque jour après jour ici : http://frompennylane.blogspace.fr/2126489/twitter-en-classe-une-experience-qui-se-poursuit/
Je pense que comme tout outil, c'est la visée et l'utilité qui comptent. Si celui-ci peut augmenter la motivation, l'implication... autant les utiliser.