Faut-il supprimer les notes scolaires
Publié il y a 9 mois par Pierre Defat dans Ecole de l’échec ou école de la réussite ? .
"Les examens, considérés comme des événements importants qui rythment la succession des trimestres, y tiennent une place démesurée. Charles Pepinster, du GBEN, a calculé que, compte tenu de leur préparation et de leur correction, ils représentent une durée totale de deux années sur les douze des études primaires et secondaires. Ce sont deux années inutilement consacrées non à aider les élèves, à les faire progresser mais à les juger, les sélectionner, les exclure."
Que vous inspire cette réflexion tirée du livre "Mon utopie" d'Albert Jacquard.
J'ouvre le débat..
18 réponses
Dans certaines écoles, les élèves croulent sous le travail. Les profs ne veulent pas voir la réalité en face: des jeunes sont malades à cause de ce malaise indu par l'abondance désorganisée du travail: devoirs, leçons, préparations....
Et quand les jeunes ont des vacances, certains en rajoutent une
une couche. Interros à la rentrée ! "Ils ont tous le temps pour étudier". Mais alors pourquoi avoir prévu des vacances ? A qui demande-t-on de faire du travail pour le bureau pendant les congés payés ? Nouveauté ! Les examens le mercredi après-midi ! L'ophtalmologue peut aller se faire voir...
L'ophtalmologue peut aller se faire voir: il faut minimum six mois pour prendre rendez-vous mais ça les profs n'en ont cure. Il suffit de reporter le rendez-vous (six mois après).
Je suis tout à fait d'accord avec vous! De plus quand un enfant a par exemple un 3/10 celui-ci n'apprend rien puisque dans la majorité des cas ses erreurs ne sont pas comprises ni exploitées, on passe à la matière suivante sans remédier aux erreurs. Un élève qui a 9/10 a lui perdu son temps
puisqu'il savait déjà. Les évaluations notées sont une perte de temps. Pour prolonger la réflexion, vous pourvez vous rendre sur www.panote.org
Comme c'est vrai ! Autre aberration: les moyennes: l'élève qui est en phase d'apprentissage et qui ne possède pas encore bien la matière peut être sanctionner d'un zéro qui interviendra dans la suite pour les moyennes même s'il comprend la matière et sait l'appliquer en fin de trimestre.
C'est pourquoi il y a des côtes formatives (indicatrices de la compréhension spontanée et "non sanctionnantes") et des évaluation certificatives. Quant aux évaluations quine servent à rien : bien sûr si on ne demande pas aux élèves de corriger eux-mêmes (surtout le formatif.)
Comprendre prend 2 secondes, apprendre peut prendre une vie; si les étudiants prenaient 10 minutes chaque jour pour relire les cours précédents, ils n'auraient aucun problème pour les interros.
Pendant longtemps, je corrigeais tout en espérant qu'ils regarderaient ma correction. Maintenant je corrige en classe et j'ajoute un bonus (ou un malus) pour la correction.
L'évaluation est le seul moment où certains élèves travaillent sérieusement, la supprimer serait les condamner à l'échec.
Enfin, évaluer permet (si c'est bien fait) d'envisager une remédiation (explications supplémentaires, parrainage d'un autre élève, simples conseils (erreurs liés à la lecture de consignes ou à une autre compétence "parasite") voire redoublement ou changement d'orientation (cas extrêmes)
Le problème avec "l'école-de-la-réussite" c'est qu'on ne fait plus rater personne (ou presque), que des élèves choisissent le changement d'orientation en espérant "ne rien faire" en technique ou en professionnel et qu'organiser la remédiation en classe est de plus en plus difficile ...
Le vrai défi c'est de MOTIVER LES ELEVES, que ce soit avec des notes, des activités ludiques, des projets, des sanctions parfois et surtout, quand c'est possible, les parents! Les notes sont un faux problèmes, elles ont toujours fait partie de notre enseignement et il régresse, pourquoi ?
Certaines écoles où on n'évalue presque plus ont des résultats très mauvais, pourquoi ? L'évaluation set un exercice comme un autre, sauf que l'élèves et ses parents ont un retour. Mais peut-être va-t-on un jour supprimer toute forme d'exercices ????
Enfin, de nos jours, il faut tellement faire réussir tout le monde (pour être un bon prof) que certains professeurs d'écoles élitistes que je ne citerai pas proposent le même travail chaque année aux élèves et les incitent en classe à demander les réponses aux répétants...Bref, à apprendre à tricher
On ne peut réussir quoi que ce soit à l'école ou dans la vie sans travail et sans efforts. Et c'est dur. L'école peut stimuler l'envie d'apprendre, mais le sens de l'effort, c'est dans la famille qu'il s'acquiert. L'enfant qui voit ses parents se comporter avec courage est avantagé.
Pas de points,.pas d'examens.....Pas de motivation,pas de connaissance globale définitive....SAUF....dans les familles(pas forcément les plus riches) qui s'intéressent au travail de leur enfant et les motivent(à défaut de ce nouveau système-aberrant- d'enseignement de la communauté française)
Les hésitations entre les positions sont le reflet de la dichot.entre la politique actu.de nivellement par le bas dans l'enseignement et d'autre part les exigences élevées de la société professionnelle. Essayer de comprendre la Comm.Française vs. ceux qui gardent leur bon sens face aux réalités


Excellente réflexion ! La Belgique (communauté française ?) serait un des endroits au monde où l'on passe le plus de temps à évaluer, à examiner, à interroger.... et nous restons à place médiocre dans le classement PISA.