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zabou

L'école de la chance?

Publié il y a 3 mois par Zabou dans Ecole de l’échec ou école de la réussite ? .

Au-delà des polémiques sur l'éventuel plagiat qui nous ont détournés de la lecture de ce document de l'UCL :

http://sites.uclouvain.be/econ/Regards/Archives/RE077.pdf

"(...) En Communauté française ou flamande, un élève issu d’une famille parmi les 25 %
les moins favorisées socialement (sur base de l’indice ESCS) a trois fois plus de
chance de se retrouver parmi les 25 % des étudiants les moins performants en
mathématiques. (...)

C’est le plus grand écart dans les pays de l’OCDE juste après la France. (...)

C’est en Finlande, Corée et Communauté germanophone que cet écart est le plus faible (63 points, soit la moitié de l’écart social de la Communauté française). (... page 9)"

Pourquoi ne pas aller voir en communauté germanophone comment ils y arrivent???

PS : je l'avais bien senti qu'il y avait deux catégories de prof de math... ceux qui cassent et ceux qui accompagnent??? (Hypothèse)

 

 

2 réponses

zabou

Pour ceux qui veulent s'instruire... quelques extraits!


" (...) On dit qu’il y a égalité des chances face à l’école lorsque les résultats scolaires sont indépendants de l’origine sociale des élèves. (... page 12)

(...) En Communauté française, plus de la moitié des enfants socialement défavorisés sont en retard scolaire contre un quart en Flandre ! En Communauté française, plus de la moitié des élèves socialement défavorisés sont dans le réseau officiel contre moins d’un tiers en Flandre.

Les enfants socialement favorisés sont moins représentés dans le réseau officiel :
1/5 en Flandre et 1/3 en Communauté française. (.. page 13)"

D’après la figure 3, il apparaît clairement que les deux réseaux produisent des
performances comparables en Communauté française quelle que soit l’origine
sociale, contrairement à l’opinion courante. Ce qui implique que la répartition
inégale des élèves entre réseaux est moins un problème que la répartition inégale
des élèves entre filières. (... page 15)

Dans la Figure 4, on voit que la Communauté flamande domine nettement la Communauté française sur l’ensemble des matières, et cela indépendamment de l’origine sociale des élèves. (... page 16)

La Communauté flamande arrive donc à hisser son enseignement technique au niveau de l’enseignement général francophone. (... page 17)

Mais attention, cela ne signifie pas une meilleure égalité des chances en Flandre comparée à la Communauté française. Dans les deux Communautés, la distribution des résultats reste fortement dépendante de l’origine sociale des élèves
(classée en ordre croissant). (... page 18)

Pour identifier les variables réellement explicatives de façon précise (sachant que
souvent une variable peut en masquer une autre), nous développons une méthode
appropriée. (...)

Dans un premier temps, nous introduisons une à une les variables explicatives classiques comme le taux de redoublement, le sexe des élèves, les filières d’enseignement, les ressources éducatives de l’école, le niveau de formation des enseignants, le taux d’encadrement, la pénurie d’enseignants, les devoirs, les
leçons extrascolaires, la diversité linguistique, la concurrence entre écoles, la
méthode d’évaluation des professeurs, la méthode d’évaluation des élèves, le
réseau d’enseignement etc. en montrant qu’il reste toujours une partie significative
des écarts d’efficacité entre les deux Communautés qui n’est pas expliquée
(au sens où la variable régionale reste déterminante).

Dans un second temps, nous ne retenons que les variables dont l’effet est significatif. Il est intéressant de noter que la variable «réseau d’enseignement» (privé ou officiel) ne figure pas dans les variables déterminantes à l’issue de notre pré-sélection. Il est donc faux de prétendre que le réseau libre est plus efficace (selon notre définition) que le réseau officiel ! (...)

Autonomie en Finlande

La Finlande, on le sait tous, est championne toute catégorie des performances
scolaires : première en math, première en science, première en lecture et taux
minimum de ségrégation sociale. Pourtant, la Finlande, on le sait moins, ne cesse
de sabrer dans la bureaucratie. Et ça fonctionne. Contrairement à nos écoles, tous
les établissements de la Finlande sont sous la juridiction des municipalités (équivalent des villes et communes chez nous). Ce sont elles qui paient les professeurs et assurent la gestion des immeubles consacrés à l’enseignement primaire et secondaire. Les directeurs d’école finlandais ont un rôle beaucoup plus important que leurs vis-à-vis francophones. Ils recrutent eux-mêmes les enseignants qui travaillent dans leur institution, en recevant les c.v. des candidats potentiels et en leur faisant passer des entrevues. Ils ont également une grande discrétion quant à la façon dont est investi le budget de leur établissement. Les directeurs ne sont plus enfermés dans un carcan de procédures budgétaires.
Le régime minceur imposé à la bureaucratie scolaire finlandaise a débuté en 1985
avec l’abolition des «gouvernements de comtés». Ces entités avaient alors la responsabilité de déterminer le budget des écoles et de dresser des plans de réussite.

En abolissant ces structures inutiles, on a économisé de l’argent qui a été réinvesti
sur les jeunes en difficulté scolaire. À l’heure actuelle, moins de 400 employés
travaillent au ministère de l’Éducation de Finlande, contre 1.600 dix ans plutôt. (page 23)"

zabou

Et une autre étude qui recense les variables ayant un réel impact sur la réussite :

"Dans le peloton de tête des facteurs d’impact, on trouve, entre autres, les pratiques d’auto-évaluation, l’accroissement des feedbacks aux élèves, l’offre de critères de réussite clairs et compris, les occasions de travailler la métacognition, c’est-à-dire tous leviers susceptibles de rendre l’apprentissage plus tangible aux yeux de l’enseignant et de l’enseigné."

http://www.lalibre.be/actu/belgique/article/578522/education-parle-t-on-des-bons-sujets.html

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