les élèves non-francophones
Publié il y a 8 mois par Jamfredo dans Multi-culturalité et multi-linguisme .
Aujourd’hui, il faut être politiquement correct à tout prix, quitte à enfoncer les plus faibles mais en leur souriant et en les accueillant (dans le fonds de la classe sans les interroger pour qu'ils ne dérangent pas...)
J’ai parlé avec plusieurs parents d’enfants d’origine étrangère ayant des difficultés en français. Ils seraient tous demandeurs que leurs enfants suivent un voire deux ans de français intensifs. Ce serait "l’enseignement spécialisé de type 9" en quelque sorte avec, comme pour le type 5, la quasi certitude de retourner après dans l’enseignement ordinaire…
Mais l’inspecteur à qui j’en ai parlé m’a dit que je prenais les petits étrangers pour des « débiles » ! Je suis bien triste que cet inspecteur conçoivent l’enseignement spécialisé comme un enseignement pour les « débiles » ce qui est peu flatteur pour les types 3-5-6-7 et 8 de même que pour les 3 autres types même si là on est supposé admettre que le cerveau est réellement différent …
Au lieu de ça, des enfants ne maîtrisant pas le français sont voués à l’échec dans toute une série d’écoles où on les laisse passer une année sur deux avec des lacunes rédibitoires car « le français le bloquerait autant s’il refaisait son année qu’en passant à l’année suivante alors, tant qu’il ne perturbe pas le cours… On ne va pas le punir parce qu’il est étranger le pauvre » ça c’est l’école de la réussite ?????? Oui, on évite de dispendieux redoublements mais y gagne-t-on vraiment ? Je suis convaincu du contraire.
Accueillir un enfant, ce n'est pas l'accepter silencieux au fond de la classe, c'est lui donner les moyens d'être un élève àpart entière dans cette classe et de réussir, quitte à sacrifier un an au départ. Quant aux maitres spéciaux qui vont leur apprendre la langue pendant 2-3 heures / semaine au lieu d'autres cours, ils sont souvent dans des écoles D+, écoles ou l'horaire change 3-4 fois par an et où la moitié de leurs heures se perd pour des changements d'horaires et autres problèmes d'incompréhension. En 2 heures par semaine (moins les vacances) essayez de rendre quelqu'un bilingue (et courage!)
13 réponses
En effet, cette contribution est intéressante! Par contre, nous n'acceptons pas qu'elle reste lettre morte, dès que nous en aurons l'occasion nous la publierons dans la double page Enseignement de la Libre Belgique, en espérant initier le débat.
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Je pense qu'il existe pourtant des solutions si les conditions de création de classes passerelle étaient quelque peu plus souples. Dans la région où je travaille, une école a pu ouvrir une classe passerelle. Lorsque des élèves arrivent dans mon école et qu'ils ne maîtrisent pas le français, ...
.. on les y envoie. Ils peuvent alors revenir l'année suivante pour reprendre une scolarité où la langue ne devient plus un frein aux apprentissages. Seulement voilà, les classes passerelle ne sont possible que pour des élèves en provenance de certains pays ... un peu (beaucoup ?) de souplesse ?
Merci, serait-il possible d'être informé de la date de sa parution (parution de la double page) car je souhaiterais lire les réactions des personnes (surtout des responsables politiques) qui réagiront. Merci d'avance.
Tout à fait d'accord! J'ai en classe un jeune Chinois brillant et travailleur. Il se débrouille à l'oral mais s'éparpille à l'écrit. Je me vois déjà faire un oral en juin rien que pour lui sauver la mise, parce qu'il l'aura mérité. Mais pour améliorer ses écrits, il lui faudrait des semaines de remise à niveau individuelle, qui sont bien sûr impossibles à mettre en place. Six mois dans une classe passerelle auraient suffi à lui assurer une maîtrise correcte de la langue. Mais bien sûr, il n'en est pas question. On me dira que je dois faire du différencié pour lui permettre de rattraper les autres. Ceux qui parlent de différencié quand on a plus de 20 élèves en classe et pas des plus doués n'ont aucune idée de la faisabilité de la chose.
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Je suis tout à fait contre ce propos. J'ai moi-même été dans l'enseignement néerlandophone sans aucune base que ce soit familial ou personnel. Je n'ai jamais eu d'aide et à force de travail, je suis arrivée au bout de l'année sans difficulté. Nous avons tendance à trop vouloir assister les gens,
partout, tout le temps.
Mais les gens ont aussi un cerveau et peuvent aussi parfois arriver à faire des choses par eux-même.
J'ai l'impression qu'on cherche aujourd'hui à faire une société d'assistés! Ce n'est pas une solution!
Virginie, premièrement, tout le monde n'a pas les mêmes aptitudes dans tout. Certains n'auraient peut-être pas su faire ce que vous avez réussi en langues mais seraient bien plus doué dans d'autres secteurs. Deuxièmement, vous étiez là par choix, pas en tant que réfugié(e)s pour qui l'école était
"une corvée de plus." L'âge, les connaissances préalables de la langues, les connaissances d'autres langues, les enseignants, le milieu familial, sont autant de facteurs qui vont influencer la réussite d'un élève. Vous avez réussi, bravo mais beaucoup échouent. La question, pour ceux-là, c'est :
Les laisser végéter (mais passer car ils ont trop de lacunes pour qu'un redoublement les aide) et creuser de plus en plus leur retard avec de vivre du chômage OU leur donner un an d'aide intensive pour se remettre à niveau et suivre une scolarité normale ? Pour moi c'est juste l'inverse.
Il existe en région Bruxelloise, ce qu'on appelle les classes passerelles effectivement. Le soucis c'est qu'elles sont trop peu nombreuses étant donné le nombre de jeunes issus de l'immigration et allophones. Un jeune sur 2 à Bruxelles est d'origine étrangère.
Il y a le FLE (français langue étrangère) que de plus en plus de futurs enseignants choisissent comme option tant à l'école normale qu'à l'université. Cette formation permet de donner cours aux non-francophones dans des écoles D+ ou à forte population étrangère où même le cours de français "classique" doit être adapter au niveau des élèves. (ex Jean XXIII à WStLambert)
Avec mes élèves quelque soit la filière ou l'origine sociale, je constate d'énormes lacunes que ce soit en lecture, ou en écriture... grâce aux méthodes FLE je peux reprendre la matière "officielle" et l'adapter en revoyant les bases de grammaire indispensables.
Hélas avec des classes de parfois 28 élèves ce n'est pas toujours évident... Mais il existe une liste des écoles avec classes passerelles, avec cours de FLE proposés...
Merci de l'info, on m'a assuré récemment en journée pédagogique qu'il n'était pas possible d'ouvrir de telles classes!
Pourrais-je vous demander le nom des écoles qui ont ouvert ces classes passerelles ?


Bravo pour cette contribution ! Hélas, elle n'est sans doute pas "politiquement correcte" et risque de rester lettre morte… car l'ambiance est au nivellement par le bas, pour créer les conditions d'une guerre civile par certains politiques, qui croient ainsi obtenir le pouvoir !