Poser une question

Diffuser cette contribution


Votre nom

Votre email

Nom de votre ami(e)

Email de votre ami(e)

Votre message

2
Voter
hermenegilde

Pour faire réussir l'école, un godet de vinaigre

Publié il y a 1 mois par Herménégilde dans Ecole de l’échec ou école de la réussite ? .

 "Il n’y a aucune intention de critiquer les enseignants dont la bonne volonté est évidente. ” Déclare sympathiquement un Général-Inspecteur en rendant public un rapport dans lequel il relève comme caractéristiques principales du travail des enseignants : "manque de communication, non-respect des socles de compétences, absence de cohérence dans les programmes". On le voit : il s'agit bien du contraire de la méthode Coué. Il ne s'agit pas non plus de dire que "tout va bien". Il s'agit, une fois de plus, de dénigrer l'école, tout en prétendant ne pas le faire et soutenir que " le but est de faire évoluer les choses".

Si le but est tel, comment les choses évolueront-elles en bien sur la base d'un tel diagnostic ? Posez la question, c'est y répondre.

Si les choses évoluent positivement, ce sera malgré ce rapport et son usage. Car il faudra regagner une confiance détériorée par ce regard inquisiteur bourré d'a priori dont la démonstration reste tout entière à faire. Le premier - et le plus Général - est celui que l'uniformité est gage de qualité et d'égalité. Alors que l'a priori contraire est possible : plus un enseignement est particulier, c'est-à-dire adapté à l'enfant ou au jeune, plus il arrive à échapper au prêt-à-enseigner par souci d'adaptation à la réalité des personnes, plus il est dans la qualité. Plus il est égal aussi, puisqu'il essaie de donner non pas la même chose à chacun par la même voie, mais une formation digne de ce nom à chacun par la voie possible pour lui. Le second a priori, qui découle forcément du premier, est que la multiplication des directives et des contrôles constitue une aide pour l'enseignant et un progrès pour le système. Or, les conséquences visibles actuelles sont le découragement des enseignants, jeunes ou anciens, voire la fuite vers d'autres lieux et vers d'autres professions où d'être homme libre et créatif on ait la possibilité.

Pour être crédible dans un milieu enseignant, une inspection se doit de montrer une capacité d'enseigner aux enseignants. C'est le point sur lequel elle se montre de moins en moins performante. L'exemple vaudrait mieux que de longs discours oiseux. Pas plus que les mouches, on ne "prendra" les enseignants avec du vinaigre.

3 réponses

jamfredo

Les inspecteurs sont SOUVENT des enseignants qui en avaient marre de leur classe et un bon piston... Pas tous mais bon, choisir de critiquer les autres (souvent négativement) au lieu de continuer un job que l'on aime et pour lequel on est doué est un choix surprenant!

la-dyslexique

Des (je précise "DES" pronom indéfini) manquent de formation pour accomplir leur mission. Il n'est pas normal qu'en juin 2009 deux Inspectrices du secondaire DS ignorent TOUT de la dyslexie. A la question "savez vous ce qu'est la dyslexie", l'une (biologie DS) a répondu "je ne suis pas médecin", l'autre (math DS) a répondu "c'est quand les enfants confondent les lettres p et b".
Réponses hallucinantes! L'enquête était motivée par l'échec d'un élève dyslexique de 16 ans en 5ème, pour deux échecs : en bio l'élève a manqué de temps (les autres aussi!), les consignes du QCM étaient imprécises (pour les autres aussi!) les schémas des photocopies (les mêmes depuis 4 ans!) étaient illisibles. En math, toutes les fautes sont des fautes de signes, d'omission, de recopiage, L'élève a manqué de temps, il était affolé, complètement déboussolé.

Cerise sur le gâteau : ces deux expertes en pédagogie entendent l'élève, sont bien informées de la dyslexie, et font signer leurs notes manuscrites à l'élève à la fin de son audition, en lui faisant écrire sous leurs notes : "après lecture, persiste et signe".

Il ne faut pas être expert pour comprendre le tort que cette audition a fait à l'élève, déjà incapable de relire ses propres notes s'il est stressé.

Quant à l'expertise des chargés de mission de la commission de pilotage...
Je connais un prof qui, devenu conseiller pédagogique, intervenait au sein de l'école qu'il était chargé de visiter comme suit : pour aider l'enseignant qui l'avait appelé (c'est dans ses missions), il "invitait gratuitement pour les moins de 18 ans" toute la classe à son cours de remédiation qu'il dispensait -à mon avis pas gratuitement- le mercredi soir.
Il n'y a pas de petits profits dans l'enseignement.

Normal?

Un prof de math, devenu conseiller pédagogique, a interrogé un élève oralement en juin 2008 : une question donnant lieu à une démonstration. L'élève, dyslexique (l'école et le prof en étaient bien informés) dessine le schéma de la démonstration en miroir au tableau. Il est recommandé de vérifier les constructions en géométrie de ces élèves, pour ne pas qu'ils basent leur raisonnement sur des données incorrectes. Le prof n'a rien dit, a laissé le gosse se perdre. Le gosse s'est tu. Il a attendu un long moment, puis le prof a dit "c'est tout?" L'enfant a répondu "oui je crois", il avait fait de son mieux, expliqué le mieux qu'il pouvait, complètement désorienté par sa mauvaise représentation mentale. Le prof a noté 0/40, il a même oublié de consigner la question et la réponse dans un PV, tant son expertise est grande... Les deux inspectrices ont conclu que le "prof est exigent et son cours est d'un haut niveau, sa cotation est fiable".


Il est actuellement chargé de mission, c'est donc lui qui va expliquer aux prof de math DS comment mettre en place les aménagements raisonnables recommandés pour les enfants à particularité d'apprentissage dont les élèves dyslexiques?


Oups, oublié de préciser : Vu que pour la deuxième fois, des parents se plaignaient offciellement du 0/40 à l'oral sans PV consignant l'examen , à l'encontre du même prof, dans la même école, à deux ans d'intervalle... qu'il y avait déjà eu enquête mais du propre aveu de la préfète de l'établissement "l'inspectrice m'a dit qu'elle ne savait rien faire, mais il est obligé de faire une partie de l'examen par écrit", il a obtenu sa promotion, a quitté l'école, rejoint le navire à la barre.

Un prof dont tout le monde était si content : "quand on sort de mon école,on a un an d'avance à l'unif en math" SIC . Méchants parents." Z'ont qu'à changer d'école si ça leur convient pas. "

Non mais de qui se moque -t-on à la direction générale de l'enseignement obligatoire?

zabou

Je rejoins tout-à-fait cette analyse de la réalité des inspections, qu'elles soient faites par des inspecteurs communautaires ou les directions d'école par délégation du pouvoir organisateur.

On se demande vraiment comment ces ex-profs ont enseigné, s'ils étaient vraiment des pédagogues accompagnateurs ou s'ils étaient des casseurs d'élèves comme ils savent si bien casser les professeurs.

Je me demande parfois s'il ne serait pas bénéfique de sortir certains de ce petit monde clos de l'école pour leur faire découvrir le véritable management du personnel dans l'entreprise privée.

Répondre


Vous n'êtes pas identifié au service ou n'avez pas de compte. Afin de déposer votre commentaire vous pouvez vous identifier ci dessous, ou utiliser votre compte Facebook et cliquer sur envoyer votre réponse.

Vous ne possédez pas de compte
Email
Mot de passe
Pseudonyme
CGU J'ai lu et j'accepte les conditions générales.
Vous possédez déjà un compte
Email
Mot de passe
Publier mon commentaire
avec mon compte Facebook :

Veuillez patienter...